Bien sûr que non ! Parce que tout cela se fait sur le dos des salariés qui subissent :
- Des cadences infernales dans certaines usines et du chômage partiel (financé par l’Etat et leurs congés) dans d’autres.
- Les conséquences de nombreux départs dans l’ingénierie avec un accroissement trés important de la charge de travail.
- La « vente » de 10 000 salariés de Renault (en Espagne, en Roumanie, au Brésil, etc.) à une nouvelle société Horse (détenue à moitié par le constructeur chinois Geely) et le transfert prochain de 10 000 autres salariés vers 4 filiales dédiées à l’électrique (Ampere SAS, Ampere Cléon, Ampere Electricity, Ampere Software Technology).
- Une brutale restructuration du secteur automobile dont les incertitudes pèsent sur les emplois et les reconversions (il n’y a qu’à penser à l’annonce récente de la fin de production avancée de la Zoé à Renault-Flins qui entraînera des centaines de suppressions d’emplois puisqu’il s’agit du dernier véhicule produit dans cette usine).
Les grands actionnaires peuvent toujours fêter les milliards de profits à court terme, les salariés sentent bien que les mois et années à venir sont lourds de menaces et qu’il faudra qu’ils réagissent collectivement pour défendre leurs intérêts.
